Mercredi 6 février 2008
Cette année 2008 sera le bicentenaire du financement de la construction de l’ancienne tribune de l’église paroissiale Saint-Pierre de Joyeuse. En effet, La construction de la tribune de l’église Saint-Pierre a été financée par la vente des matériaux de la chapelle du Pouget en 1808.
Il paraît certain que la tribune dont il est question est celle qui a été démontée lors de la restauration de 1952. Cette tribune portée par des poutres de bois était au dessous de la tribune maçonnée d'origine et actuelle. Son plancher constituait le plafond du tambour actuel. Le passage qui en permettait l'accès est maintenant muré en parpaings de ciment, visibles au bas de l'escalier d'accès au clocher.
Les paroissiens qui fréquentaient cette tribune étaient sans exception des hommes, ceux qui ne voulaient pas se mélanger au peuple de la nef, ni aux autres hommes du "chœur" (abside) qui étaient réputés chanteurs. Ces spectateurs, voyant sans être vus, pouvaient tout à leur aise, faire tous commentaires sur la présence ou l'absence d'Untel ou d'Unetelle, ou sur l'extravagance ou la modestie du chapeau de ces dames. A moins que les commentaires soient plus épicés!
Est-ce ce climat qui a amené la condamnation de la tribune par le Père Firmin Raphanel ?  Les "courcoussous" du bois y sont plutôt pour beaucoup!
Cette opération de financement est décrite dans les actes du notaire Jean Comte, placés aux archives départementales de Privas dont un extrait, ci-dessous.
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Vente à la chandelle des matériaux de
LA CHAPELLE DU POUGET
(Archives départementales de l’Ardèche. Jean Comte notaire, 28 novembre 1808)
« Du vingt huit novembre mille huit cent huit à deux heures de relevée dans la salle de l’hôtel de ville de Joyeuse, par devant moy Jean Comte avocat et notaire impérial de la ville de Joyeuse et les témoins soussignés a été présent Monsieur Louis Antoine Fleury Tardy maire de la ditte ville de Joyeuse, assisté de Messieurs Jean-Antoine Dussaut Curé de ladite ville, Guilhaume Gasque avocat, et Pierre-Clément Cartier aussi avocat, marguilliers de l’Eglise paroissiale dudit Joyeuse, où ils résident ; lequel dit Sieur maire nous a exposé que de conformité à l’arrêté de Monsieur le préfet du département de l’Ardèche du vingt neuf octobre mille huit cent huit, qui permet, article premier auxdits Sieurs Marguilliers de vendre les matériaux de la Chapelle du Pouget, à celui ou ceux qui en fairont les offres les plus avantageuses, que par l’article second, la vente sera faite à l’extinction des feux et après deux affiches préalables, que par l’article trois, le prix en provenant sera employé à faire construire une tribune dans l’Eglise paroissiale, que cette construction en aura lieu néanmoins que quand le devis estimatif sera revêtu de l’approbation de mondit Sieur le préfet, que par l’article quatre, si le devis estimatif n’emporte pas la totalité du prix de vente, la somme qui restera pourra être employée a acheter les vases sacrés dont l’Eglise manque, lorsque l’état desdits vases sacrés aura été communiqué par la fabrique, que par l’article cinq, le cahier des charges pour ladite vente est approuvé sous la clause expresse que les adjudicataires seront tenus de payer les frais d’adjudication, d’enregistrement, de timbre et d’expédition de l’acte qui aura lieu, dont extrait sera adressé à Monsieur le Préfet, en forme pour y avoir recours au besoin, il a fait procéder a deux affiches, les vingt et vingt sept de ce mois et cejourd’hui aux présens jour lieu et heure, en faveur des plus  offrants et derniers enchérisseurs, et en conséquence lecture dudit arrêté et du cahier des charges a été faite aux prétendans présens, et Monsieur le maire nous a requis de faire allumer des feux, de recevoir les offres et d’adjuger lesdits matériaux à celui ou ceux qui fairont la condition meilleure, en observant qu’il soit eteint deux feux sans offres pour l’adjudication, et que les dittes offres en seront point reçues au dessous de onze cent francs, et si elles n’y vont point la vente sera renvoyée.
Après quoi il a été allumé un premier feu pendant lequel Laurent Combaluzier fils de Pierre cultivateur habitant dudit Joyeuse a offert des matériaux de la chapelle dudit Pouget la somme de onze cent vingt cinq francs, payables, deux cent francs cejourd’hui, deux cent francs le jour de la Saint-Jean Baptiste prochain, et les sept cent vingt cinq francs restant il promet les payer en quatre payements égaux et annuels , le premier desquels commencera dudit jour de la Saint Jean-Baptiste prochain en un an, et les autres ensuite d’année en année en supportant l’interest au denier vingt sans retenue, de payer les frais d’adjudication, d’enregistrement, de timbre et d’expédition de l’acte qui aura lieu et de donner bonne et suffisante caution et a signé « Combaluzier ».
Le premier étant éteint il en a été allumé un second pendant lequel Sieur Jean-Baptiste Reynaud propriétaire dudit Joyeuse a surdit à onze cent cinquante francs payables aux mêmes termes clauses et conditions de l’offre dudit Combaluzier et a signé… « Reynaud »
Le second feu étant éteint il en a été allumé un troisième pendant lequel ledit Laurent Combaluzier a surdit à mille deux cent francs et offre de payer comptant la somme de quatre cent francs, et le suplus à deux cent francs par an d’année en année à compter de la Saint-Jean-Baptiste prochain en un an, et autres conditions de son offre et a signé… « Combaluzier »
Le troisième feu étant éteint il en a été allumé un quatrième pendant lequel il n’a été fait ni offre ni surdittes.
Le quatrième étant éteint il en a été allumé un cinquième qui s’est aussi éteint sans offres de sorte que ledit Laurent Combaluzier reste adjudicataire déffinitif des matériaux de laditte Chapelle du Pouget pour et moyenant le prix et somme de mille deux cent francs, de payer les fraix d’adjudication, d’enregistrement, de timbre et d’expédition de l’acte de vente ; extrait duquel sera adressé en forme à Monsieur le préfet pour y avoir recours au besoin, a compte de laquelle ditte somme de douze cent francs, il en a payé en numéraire à la vue de nous dits notaire et témoins, à Monsieur le Maire, celle de quatre cent francs dont quittance, et les huit cent francs restant, il promet et s’oblige les payer audit bureau de la fabrique, entre les mains de Monsieur le Receveur en quatre payements égaux et annuels, le premier desquels se faira du jour de la Sain-Jean-Baptiste prochain en un an, et les autres ensuite d’année en année en supportant l’interest a cinq pour cent sans retenue.
Et moyennant ce, Messieurs les Membres du bureau se sont démis et dépouillés des objets vendus sur la contenance de cent quatre vingt dix mètres et en ont saisi et vêtu ledit Combaluzier pour en prendre possession dès aujourd’hui, avec promesse de le lui faire avoir, valoir, jouir, tenir et posséder et de lui être de garantie conformément au susdit arrêté de Monsieur le préfet dudit jour vingt neuf octobre dernier, et a présenté pour sa caution ledit Pierre Combaluzier son père qui a été agréé par Messieurs les membres dudit bureau.
Et en conséquence ledit Combaluzier ici présent a passé toutes les obligations et soumissions à ce requises et nécessaires en renonçant aux bénéfices d’ordre division et discution pour être le premier (un mot incertain) le cas y échéant, sous la réserve expresse de l’hipothèque espéciale des objets vendus jusques au parfait payement du prix de la vente.
Dont acte fait lu et récité aux parties, audit Joyeuse, dans l’hôtel de ville, en présence de Sieurs Jean Baptiste Reynaud propriétaire et Jean François Salavert boulanger, habitants dudit Joyeuse, signés avec parties et nous dit notaire…  (Les renvois approuvés)
 
Combaluzier                                        Dussaut Curé                             Tardy
Cartier                                                    Salavert                      Reynaud
Gasque                                                                  Comte notaire
 
Patronymes mentionnés : Comte (avocat et notaire), Tardy (Maire), Dussaut (curé), Gasque (avocat), Cartier (avocat), Combaluzier (cultivateur), Reynaud (propriétaire), Salavert (boulanger).
Par AREJ
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Mardi 15 janvier 2008

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                                                    (cliquer sur les images pour les agrandir)


Dans un message précédent, nous évoquions la mise en place de la grue qui doit permettre la réalisation de la dernière étape de couverture de l'ancien couvent, domaine dans lequel l'AREJ n'intervient pas.

A l'occasion de ce chantier, le problème très ancien et difficile de la collecte des eaux pluviales de la noue entre le versant nord de l'église et le versant sud du couvent recevra enfin une solution efficace. Cette partie des travaux concerne au moins autant le couvent et le Musée de la Châtaigneraie que l'église.

Concernant l'église, les dalles ciment qui recouvrent les chapelles nord seront étanchées. Des chéneaux seront posés au bas du versant nord de la toiture de la nef.

Ainsi, les graves infiltrations constatées au plafond des chapelles Thérèse Couderc, St Louis, et "des chaises", et celles constatées au bas des quatre vitraux nord devraient disparaître. Cela constitue un pas en avant supplémentaire.

Néanmoins, la mise hors d'eau qui nous avait été plusieurs fois promise n'est toujours pas atteinte. La plus grande partie des travaux nécessaires reste à faire.

Il est vrai qu'une part largement majoritaire des dépenses entraînées par ce chantier de couverture est affectée à l'ancien couvent, bâtiment municipal indépendant de l'église.

Par René Dusserre - Publié dans : Restauration de l'église
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Lundi 14 janvier 2008
Au vu des travaux importants qui ont eu lieu au cours de l'été 2007 ou qui sont en cours en ce début de 2008, on pourrait penser que la toiture de l'église serait maintenant en parfait état. Il n'en est malheureusement rien.

La période de pluie que nous venons de traverser a été une bonne mise à l'épreuve de l'étanchéité. Les averses ont été quelquefois drues, mais on a vu pire lors d'orages, par vent de sud.

Comme nous le redoutions, de nombreuses infiltrations subsistent . De larges taches d'humidité en témoignent. Et les enduits intérieurs continuent de se dégrader.

On peut donc affirmer qu'aujourd'hui encore le couvert n'est pas efficace sur la plus grande partie de la surface des toitures: le choeur, la nef, une partie de la chapelle St Régis.

Bien entendu, grâce à ce qui a été fait cet été, la sacristie et une partie de la chapelle St Régis, sont maintenant hors d'eau, comme les 3 petites chapelles latérales sud qui avaient fait l'objet de travaux, il y a quelques années. Il est très probable que ce qui est en cours protégera efficacement les 3 petites chapelles nord.

Mais il reste donc beaucoup à faire avant qu'on puisse envisager la réparation des dégradations intérieures.

La nouvelle municipalité a déjà un chantier à traiter en urgence.

Ci-dessous quelques illustrations de nos propos. Cliquer sur les images pour les agrandir.



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Par René Dusserre - Publié dans : Restauration de l'église
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